Coalition Cyborg |
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Coalition Cyborg est une association loi 1901 déclarée au journal officiel du 18 avril 2009 (déclaration n° 1496), et réunissant des jeunes chercheurs de différentes disciplines (Philosophie, Arts Plastiques, Arts multimédia, Sciences de l'Information et de la Communication, Esthétique, Etudes Culturelles...) autour de problématiques communes, telles que les questions de subjectivation, performativité et production
des corps. Le bureau est constitué de : Nous contacter :
Projet scientifique : Un cyborg est un individu ontologiquement paradoxal : une hybridation entre organisme biologique et composante mécanique. Il définit à la fois corporellement et subjectivement une identité complexe. Il ne rend pas nécessairement les identifications et catégories identitaires caduques, mais les remet en jeu en permanence en permettant des rencontres inattendues : il échappe à la réification et s'ouvre au delà de ce qui peut être prédit. Un tel individu interroge la notion même d'identité. Le rapport du vivant à la technique et de l'homme à la technologie accompagnent la question théorique et esthétique de sa reconnaissance et de sa (re)présentation. Cette créature condense et soulève donc un ensemble de problématiques : - peut-on concevoir et observer la construction d'identités à la fois subjectives et corporelles qui, d'un coté, ne se limitent pas à des formes normales et normatives, et en même temps ne seraient pas la découverte ou le constat d'ontologies toujours déjà là mais au contraire toujours à construire ? - existe-t-il un rapport subjectivant et individuant à la technique et à la technologie, et si oui, comment le caractériser à travers la radicale question du cyborg : s’agit d’un couplage, d’un alliage, d’un mélange contre-nature ? - quelles présentations et représentations de ces identités et de ces hybridations est-elle faite dans et par les arts plastiques, avec leur manière propre de les problématiser ? Dans cette perspective l’association Coalition Cyborg articulera ses activités autour de trois pôles distincts s'intéressant respectivement à la théorie de la subjectivation et de l'identité, aux techniques et technologies et enfin, aux performances et pratiques artistiques. Nous aborderons donc selon un premier axe la manière dont est comprise et thématisée la question de la déconstruction de l'évidence des identités naturelles et la construction d'identités complexes échappant aux cadres normatifs et normaux à la fois dans le champs de la philosophie et des études culturelles (philosophie, études de genre, études postcoloniales, etc.). Dans un second axe, nous observerons plus précisément la manière dont le rapport des individus à la technique fait évoluer et transforme radicalement la conception de l'identité afin de considérer ces évolutions sans les considérer a priori comme des dangers, mais plutôt comme de chances d'ouverture à de nouvelles possibilités relationnelles, sociales, subjectives, etc. Enfin, attentifs à ne pas nous enfermer dans une posture simplement théorique, nous nous attacherons non seulement à étudier des dispositifs et des situations concrètes, mais également à développer et soutenir des activités artistiques (performances, exposition, etc.). Nous nous attacherons à développer ces axes pouvant mener à des considérations et à des champs d'intérêts divergeant à la fois pour eux-mêmes, mais surtout en relation les uns avec les autres. Ils se rejoignent autour d'intérêt commun pour la pratique de technologies – qu'elles soient sociales, techniques ou artistiques – mettant en scène des identités complexes et la conviction que celles-ci représentent une chance d'ouverture de nouvelles possibilités d'existence sans se réduire à des dispositifs disciplinaires ou mortifères. Nous ferons travailler ensemble des champs et des disciplines hétérogènes réunies autour d'une problématique commune aussi plastique que possible. Il ne s'agit donc pas de définir un axe de recherche ou un programme univoque et par trop cohérent, mais une attitude face à une multitude d'objets et de questionnement autour de cet intérêt commun. Se serait la chance de produire des rencontres entre des champs et des méthodologies hétérogènes afin de favoriser leur dialogue sans présager d'une forme idéale a priori ou d'un but à réaliser. Il s'agit au contraire d'échanger en suivant la logique même de la créature dans laquelle nous trouvons notre paradigme, fondée sur l'irréductible complexité des re-contextualisations et des dérives identitaires afin de construire un assemblage imprévisible de positions restant toujours ouvert à la contestation, à de nouveaux concepts et à de nouvelles pratiques. |